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Dexia Banque: première agence basse énergie — une agence passive prévue pour 2012

Au début du mois de septembre, Dexia ouvrait à Lommel sa première agence « basse énergie ». La banque n’est pas peu fière de réduire sa consommation énergétique de 25 % grâce à quelques améliorations simples. Ce projet est le premier d’une série d’initiatives dans le domaine de la construction écologique. En effet, un immeuble complètement passif est également en chantier. Dexia est en pleine mise en œuvre de son « Open Branch Concept », qui vise à remplacer les agences traditionnelles par des bâtiments subdivisés en trois zones : Self-Service, Info & Service et Conseil (pour les entretiens sur rendez-vous). Marc Awouters, Head of Real Estate chez Dexia : « Nous pouvons opter pour cette stratégie car nous sommes la seule banque au monde à posséder, dans toutes nos agences, des appareils capables d’accepter les billets, de les compter immédiatement et de les remettre en circulation. Dans le cadre de cette stratégie, nous avons d’ailleurs mis la dernière main à l’intégration entre l’ancienne Dexia et la Bacob, laquelle portait le nombre de doubles présences à près de 80. Nous souhaitons à présent réduire ce nombre d’agences en transférant leurs activités vers nos nouveaux établissements OBC. »

25 % d’énergie en moins

EM04_11_Dexia_marc_awouters_SmallLa direction de Dexia a décidé que ces nouvelles agences OBC devaient être construites ou aménagées de la manière la plus écologique et la plus favorable possible aux économies d’énergie. C’est pourquoi deux projets-pilotes ont été lancés : une agence basse énergie à Lommel et une nouvelle construction passive à Basècles, dans le Hainaut. Entre-temps, la première est terminée et a été inaugurée. La réalisation du projet en Wallonie est prévue pour la mi 2012. Marc Awouters : « L’agence de Lommel consiste en un espace de 552 m² que nous louons sans aménagement au sein d’un complexe commercial de plain-pied. Afin d’obtenir le résultat le plus efficace possible d’un point de vue énergétique, nous avons demandé au bureau d’études Cenergie de réaliser une analyse des interventions possibles qui permettraient de réduire la consommation électrique. Dans les faits, l’étude s’est principalement consacrée aux moyens de réduire la demande de froid. En effet, ce type de bureau contient tellement de matériel générateur de chaleur qu’il est presque inutile de chauffer. Il est finalement apparu qu’un investissement supplémentaire de 60 euros du mètre carré, soit 4 % de l’investissement total pour l’aménagement, pourrait réduire la consommation énergétique de 25 % : au lieu des traditionnels 200 kWh d’énergie primaire par mètre carré, nous pouvions nous contenter, à Lommel, de 140 kWh. Selon nos calculs, le délai d’amortissement s’élèverait à sept ans. Concrètement, nous avons remplacé divers panneaux en verre par des panneaux sandwich en verre sombre opaque et avons ajouté une isolation en polyuréthane supplémentaire au sol. Nous avons en outre équipé l’installation de production de chaleur et de froid d’un système de commande avancé : une modification qui a mobilisé à elle seule 70 % des coûts supplémentaires. La solution obtenue permet néanmoins de réaliser des économies considérables. Ainsi la ventilation est-elle activée et désactivée automatiquement grâce à la détection de présence. Il est impossible de faire fonctionner simultanément le chauffage et la réfrigération. L’éclairage, la réfrigération et la ventilation sont automatiquement désactivés le soir, lorsque l’alarme est enclenchée. Nous avons également fait en sorte de pouvoir surveiller notre consommation de près, ce qui nous permettra d’intervenir si certains seuils étaient dépassés. Enfin, nous avons accordé une attention particulière à l’installation de l’éclairage – qui est commandé par des capteurs de mouvements – et l’avons réparti entre des ampoules économiques d’une part et des LED d’autre part, portant notre consommation à 6,5 W/m² à peine. » Il s’agit d’améliorations supplémentaires car Dexia œuvre déjà depuis 2006 à la réduction de la consommation d’énergie grâce à l’utilisation de clients légers à écran plat, d’ampoules économiques, de chaudières à haut rendement, de systèmes de ventilation à récupération de chaleur, etc.

Concept passif également testé

À Basècles, c’est d’une nouvelle construction dont il sera question, ce qui ouvre la voie à une passivité totale du bâtiment (à l’exception de l’espace abritant les distributeurs : l’importante et permanente production de chaleur – de 230 à 600 W/h par machine – y impose une méthode de construction différente). On a opté pour une ossature en bois complétée de panneaux d’isolation de 35 cm d’épaisseur et de vitrages extra isolants. Marc Awouters : « L’orientation du bâtiment jouera un rôle décisif car notre but est de maintenir une température aussi basse que possible dans les locaux. Concrètement, nous avons tenté, via des interventions structurelles, de faire en sorte que la température intérieure ne dépasse 25° C que pendant 5 % du temps. Une réutilisation maximale de la chaleur générée par les appareils devrait permettre de réduire les dépenses de chauffage d’un millier d’euros par an. En ce qui concerne l’électricité, nous visons une réduction annuelle de 3 520 euros. C’est la raison pour laquelle, en plus des améliorations que nous avons réalisées à Lommel, nous avons, dans le cadre de ce projet, prévu de recourir au refroidissement nocturne grâce à la technique du « free chilling ». D’ailleurs, nous sommes aussi en train d’examiner les avantages potentiels de l’installation de panneaux PV. J’aimerais ajouter que le coût de cette construction passive sera d’à peine 1,25 % supérieur à l’investissement que nous aurions consenti si nous avions opté pour un bâtiment traditionnel. »

Au moment de l’inauguration de l’agence de Lommel, la crise que traverse actuellement Dexia n’était pas encore d’actualité. Nous ne pouvons donc que relater les plans tels qu’ils étaient à cette date… Selon Marc Awouters, les chances que la stratégie prévue soit poursuivie sont assez grandes. Car désormais, aucune entreprise ne peut plus se permettre de ne pas travailler de manière écologique. Néanmoins, il est naturellement impossible, à ce stade, de prévoir dans quelle mesure et dans quels délais les plans seront effectivement mis à exécution…

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