Blue Building Box: le Building Management en “cloud computing”
Par Johan Debière | energymag | 04.10.11 | Publié dans Energymag n° 18 |
Au Grand-duché de Luxembourg, la jeune société e-coloME se prépare à débarquer sur le marché du monitoring et de la commande des processus énergétiques des bâtiments. Une réplique de ce qui existe déjà? Pas si sûr… e-coloMe entend se distinguer en proposant une solution ouverte, d’une grande souplesse et accessible à un prix modique.
Prenez une ‘Blue Building Box’ et associez-là à l’application en ligne d’e-coloME, et vous obtiendrez un outil à la fois simple et puissant qui vous permettra de gérer les aspects énergétiques de votre ou de vos immeubles à peu de frais et en toute liberté. C’est en tous les cas la promesse faite par Guy Stamet, président d’e-coloME: “Sur le marché, de nombreuses sociétés qui ont déjà investi dans le smart building se retrouvent aujourd’hui pieds et poings liés à une série de fournisseurs qui leur imposent parfois un mode de fonctionnement rigide du monitoring, des capteurs de marques et de types particuliers, des systèmes d’automatisation particulièrement peu adaptables…”.
Une solution couplée à un ‘cloud’
A l’opposé de cette approche intégrée qui dissimule mal un protectionnisme de fort mauvais aloi en cette époque plus propice au libre choix du client, la société grand-ducale e-coloME a décidé de mettre au point la Blue Building Box, une unité intelligente de régulation énergétique et technique, et de l’associer à un service “Cloud computing” permettant d’assurer la gestion à distance de la régulation, des pannes, des mises à jour… Guy Stamet: “Blue Building Box est avant tout une application de visualisation et de contrôle adaptée à tous les types de bâtiments, qu’il s’agisse de bâtiments publics, d’écoles, d’immeubles de bureaux ou de résidences”. Pour en utiliser toutes les fonctionnalités, un ‘driver’ est mis gratuitement à la disposition du client. Cela lui permet d’accéder à un service cloud computing, qui se veut très simple d’utilisation au niveau de la configuration. Cette interface va permettre d’obtenir une vue en temps réel de tout ce qui se passe dans les bâtiments, mais aussi d’établir des rapports, de gérer des alarmes et même d’aller changer des paramètres dans les données comme les températures, les flux d’air chaud ou froid…
Le luxe de l’alarme prédictive
“Pour vérifier la nature des interventions possibles à partir de l’interface, nous avons testé la plateforme en nous enregistrant – très simplement – en ligne”, poursuit Guy Stamet.. A l’ouverture de la plateforme, première surprise: le ‘cloud’ propose de contrôler les flux électriques, mais aussi les flux de gaz et même les consommations d’eau. Comme le responsable d’e-coloME nous l’a expliqué, l’approche introduit à la fois la notion de management centralisé des alarmes et celle – très utile – de l’alarme prédictive, déclenchée dès qu’une situation jugée ‘anormale’ est détectée. L’interface permet également de comparer les performances énergétiques des différents bâtiments d’une entreprise. Ou de procéder à une comparaison des performances énergétiques d’un bâtiment avec celles qui sont atteintes par d’autres bâtiments du même type, qu’il s’agisse de bâtiments publics, d’écoles, d’immeubles de bureaux ainsi que de résidences privées. Outre le paramètre ‘alarmes’ qui peut être configuré de manière spécifique, le site permet d’activer les services ‘watchdog’, ‘measure’ et ‘reporting’, le tout sans aucun supplément.
Abonnement annuel à partir de 100 euros
Accessible moyennant un abonnement annuel dont le montant varie entre 100 et 250 euros, selon que vous optez pour la formule basique ou pour la formule haut de gamme, l’interfaçage proposé par e-coloME doit, pour être opérationnel, être couplée à l’installation (et donc au paiement) d’une des quatre versions de la Blue Building Box, à savoir la Blue Building Box Home et Residential, la Blue Building Box SMAM, la Blue Building Box Solar & Wind et la Blue Building Box Customized. Des tarifs qui sont d’une étonnante modicité lorsqu’on les compare aux 500, 1.000 voire aux 1.250 euros qui sont exigés par d’autres sociétés rien que pour le service de reporting par plateforme internet. Reste que pour profiter de ces nouveaux services, il faudra encore se montrer patient. La société luxembourgeoise met la dernière main à la préparation définitive de son package, avec une attention particulière pour l’interface qui devra assurément devenir encore plus simple à appréhender pour l’utilisateur lambda. Signalons enfin aux sceptiques que la formule est actuellement testée en Suisse et en Allemagne, deux marchés particulièrement difficiles où les échos semblent relativement bons.


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