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Cas d’étude: le Musée juif de Berlin, ambitieux projet pour Johnson Controls

Récemment, Johnson Controls a conclu un “contrat de performance énergétique” (CPE) avec le Musée juif de Berlin. Bien qu’il ne s’agisse pas du plus grand projet de son portefeuille et que l’économie énergétique soit limitée à un plafond de 26 %, l’ESCO est particulièrement fière d’avoir obtenu ce contrat. En effet, les spécificités de ce projet constituent un défi qui lui imposera de donner le meilleur de ses possibilités en termes d’expertise…

Le Musée juif de Berlin est l’héritier d’une longue histoire. Fondé en 1933 et fermé cinq ans plus tard par le régime nazi, il a officiellement été rouvert en 1978, en guise de symbole de la lutte contre l’antisémitisme et de mémoire des atrocités perpétrées pendant la Seconde guerre mondiale. En raison de l’augmentation exponentielle du nombre de visiteurs au fil des ans, le Musée juif a déménagé dans un bâtiment entièrement neuf en 2001. Herbert Eusewig, directeur commercial du département Energy Solutions, Building Efficiency en Europe centrale pour Johnson Controls: “De par le contraste saisissant qu’il présente entre sa vieille aile baroque, datant de 1735, et sa nouvelle aile futuriste, le Musée juif se singularise tout particulièrement des autres musées. Le fait qu’il ne réponde pas à une série d’exigences fonctionnelles et qu’il ait été plutôt érigé afin d’offrir une fenêtre sur la vie des Juifs en Allemagne fait de lui une institution à part entière. Doté de plaques de zinc sur son corps principal, le bâtiment arbore des fenêtres de forme longiligne, qui tailladent sa façade de façon arbitraire. En raison de la seule architecture des lieux, l’optimalisation de la consommation énergétique est loin d’être une évidence. Mais ce projet recèle encore bien d’autres défis. Ainsi, le musée possède différentes pièces séculaires susceptibles de subir des dommages irréversibles en cas d’éclairage/d’intensité lumineuse ou de taux d’humidité ambiante inapproprié. En outre, il convient également de tenir compte d’une série de traditions: le Tanakh, la Bible hébraïque, ne peut ainsi être touchée que par quelques religieux. Enfin, nous devons éviter que certaines parties du musée soient fermées pendant les travaux. Nous devons donc effectuer les interventions la nuit afin de ne pas perturber les visiteurs pendant la journée. Mais Johnson Controls ne craint pas ce type de défis. Au contraire, nous trouvons qu’il s’agit d’un moyen idéal de nous perfectionner et d’enrichir notre connaissance interne.”

Résultats en perspective

Selon Herbert Eusewig, l’obtention du contrat par Johnson Controls est due au fait que la société offre une formule de service exhaustive, ainsi que des garanties sur l’atteinte des objectifs visés (dans le cas contraire, ils se chargent des rectifications). “Sur base des informations reçues de la DENA, l’Agence allemande de l’énergie, et du Musée juif, nous avons effectué une analyse des interventions pouvant conduire à la plus grande efficacité énergétique possible. Pour ce cas spécifique, il s’agissait de l’installation d’un nouvel éclairage, essentiellement à base de DEL, d’une rénovation partielle du système de contrôle, d’une modification du système de ventilation, visant à accroître l’utilisation de l’air extérieur pour refroidir le bâtiment, au même titre qu’une humidification de l’air ambiant commandée depuis la centrale berlinoise de production combinée de chaleur et d’électricité, en lieu et place de l’énergie électrique. Cela devrait permettre une réduction énergique de 26 % et une réduction des émissions de CO2 de 31,8 %. L’investissement nécessaire s’élève à 1,1 million € et la durée du contrat s’étend sur 10 ans.” Johnson Controls travaille aujourd’hui sur une analyse approfondie, avant d’entrer très prochainement dans le vif du sujet. L’objectif est d’achever le projet pour la fin de l’année 2012.

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