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Le solaire photovoltaïque pulvérise tous les records

En Flandre, le marché des panneaux solaires photovoltaïques se porte bien, même très bien. Rien que l’année dernière, la puissance installée a augmenté de 350%! Et même si une telle croissance ne pourra probablement pas être maintenue, il est évident que les développeurs photovoltaïque (les plus professionnels du moins) ont encore de beaux jours devant eux. Car avec une puissance installée d’un peu plus de 290 MWp fin janvier 2010, seule une fraction du potentiel en Belgique est exploitée…

Si le solaire photovoltaïque (PV) n’a le vent en poupe que depuis quelques années, la technologie de base existe depuis déjà plus de cinquante ans. Le premier panneau cristallin a en effet vu le jour en 1954. Il a cependant fallu attendre les années septante pour que l’énergie solaire soit véritablement prise au sérieux. A la suite de la crise pétrolière, les Américains se sont mis en quête d’une source d’énergie “alternative“ et ont découvert que le soleil pouvait bien être l’œuf de Colomb. Et l’ingénieur Yves Devis, Managing Director d’Ikaros Solar de déclarer: “Même si les chercheurs ont réussi à concevoir une solution opérationnelle, le concept a assez vite été mis au placard. La crise pétrolière n’a en effet pas duré si longtemps et il a semblé plus simple à tout le monde de poursuivre la voie traditionnelle. Il a fallu attendre la fin des années nonante pour que les PV soient de nouveau mis à l’avant de la scène mais cette fois, c’est le Japon qui fut chef de file. Ce pays, qui dispose lui-même de très peu de sources d’énergie naturelles, a pour ainsi dire convaincu le monde de l’utilité des PV. Il y a dix ans, presque tous les panneaux solaires provenaient du Japon. Mais l’Allemagne lui a très vite emboîté le pas, et a pour sa part placé l’énergie solaire dans un contexte plus large. L’Allemagne a ainsi mis en œuvre un système de subvention particulièrement efficace lui permettant aussi de s’approprier l’industrie manufacturière. Le résultat est que la plupart des fabricants de panneaux solaires sont encore d’origine allemande. Entre-temps, ils ont cependant été rattrapés par les producteurs américains et chinois.”

La Flandre apprécie les PV

Sur le marché solaire, l’Allemagne, l’Espagne, le Luxembourg, les Etats-Unis et le Japon ont été les principaux pionniers. Et même si notre pays a pris le train en marche un peu plus tard, la Flandre en particulier se défend plutôt bien. Depuis 2007, l’intérêt pour les panneaux photovoltaïques a sérieusement commencé à croître, si bien que notre pays a entamé un mouvement de récupération ultrarapide par rapport aux autres Etats membres de l’UE. L’année dernière a tout particulièrement été grandiose pour le secteur, car avec une croissance en Fland re de 350% (+ 220 MWp en une année, à 290,616 MWp fin 2009), le nord du pays a fait bien mieux que la croissance moyenne du marché international qui est de +158,75 MWp. Sur la puissance installée totale, 54,64 MWp proviennent de systèmes PV supérieurs à 10 kWAC (367 installations). Le segment de 20 à 50 kWp de puissance PV compte le plus grand nombre de systèmes (146 ou 40 % du total de grands projets), suivi par le segment de 100 à 200 kWp. Mais jusqu’à présent, ce sont surtout les petits projets PV (jusqu’à 10 kWp - environ 4,1 kWp) qui sont placés: avec 57.756 sur 58.123 installations, ils représentent 99 % des systèmes installés. Le plus grand système PV installé jusqu’à présent est celui de Katoen Natie dans le port d’Anvers avec 40 MWp (répartis sur de grands entrepôts à 4 endroits différents) qui produit à lui tout seul pas moins de 25 % de l’énergie solaire en Belgique!

PV?: une affaire flamande
Pour le moment, c’est surtout en Flandre que les panneaux solaires photovoltaïques jouent un rôle essentiel. Car fin 2009 la puissance installée en région wallonne s’élevait à peine à 38 MWp, tandis que Bruxelles affichait un misérable 3 MWp … Sur les quelque 304 MWp de puissance installée en Belgique, la Flandre représente donc 87%.

 


La place numéro un en Europe en ligne de mire?

Grâce à la croissance énorme du marché des PV en Flandre l’an dernier, la Belgique affiche un score tout à fait honorable par rapport aux autres pays européens. En termes de nombre de cellules par tête, nous nous hissons même entre-temps, avec 25 Wp par tête, à la quatrième place (après l’Espagne, l’Allemagne et le Luxembourg)! “Si la croissance se poursuit en 2010, il est même fort probable que nous arrivions bientôt à la troisième place, car les projets en Espagne ont été fortement paralysés, vu l’absence de nouvelles mesures de soutien. Et qui sait si d’ici trois ans, nous ne réussirons pas à gagner la médaille d’argent ou d’or d’Europe! D’autres contrées sont très jalouses des systèmes de mesures de soutien en Belgique. Mais il va de soi qu’au niveau de la puissance installée totale, nous ne pourrons jamais rivaliser avec les pays plus grands, simplement parce que nous n’avons pas la même superficie”, précise cependant Geert Lenoir, Business Development d’Ecostream et Président de BelPV (Fédération belge des entreprises PV).

La croissance se poursuit-elle?

Les chiffres du VITO (institut flamand pour la recherche technologique) ne prévoient une croissance que de 200% cette année, croissance qui ne permettrait d’atteindre le seuil des 1.000 MWp qu’en 2020. Mais toutes les personnes interrogées voient l’avenir plus en rose: elles pensent que la croissance va s’accélérer et se renforcer. Surtout le segment des installations dites B2B pourrait bien considérablement augmenter dans un avenir proche. “D’après nous, la puissance installée en Flandre va cette année au moins dépasser le niveau de 2009. Car la demande est énorme: en janvier, nous avions déjà plus de leads qu’en 2009! C’est un signe, non?“, affirme Geert Lenoir. De son côté, Dirk Desnoeck, Department Manager Solar de Solar Technics (Groupe GDF Suez) pense “que la cadence ne sera pas la même qu’en 2009 car il est quand même difficile de faire encore croître le marché de 350%. Mais nous escomptons néanmoins une augmentation considérable de la demande, surtout du côté industriel.“ Enfinity aussi s’attend cette année à une augmentation importante de son chiffre d’affaires. “L’année 2009 a été en soi fantastique“, explique Jurgen Van Damme, Marketing Manager. “Mais elle aurait pu en réalité être encore meilleure. Car à la suite de la crise financière, certaines banques ont adopté une attitude relativement attentiste. Pour les tout grands projets en particulier, les organismes financiers ont été très lents à libérer les financements. Mais la situation commence maintenant à se rétablir quelque peu. Je m’attends donc à ce que différents mégaprojets puissent se concrétiser dans les prochains mois.“ Un optimisme partagé par Jan Van der Henst, CEO d’Invictus, le développeur du projet de Katoen Natie: “Ce qui fait sérieusement avancer les choses, c’est que davantage d’entreprises choisissent délibérément une solution durable. Une installation PV est une manière facile et tangible de prouver aux clients et à la société que l’environnement est une question qui vous préoccupe. Le fait qu’une installation PV entraîne dans le même temps une réduction des coûts est bien entendu bon à prendre. Mais nous remarquons quand même que pour bon nombre d’entreprises, ce n’est plus l’argument déterminant pour investir dans une installation PV. Une ‘image verte’ devient progressivement la raison principale pour se lancer dans de tels projets“. Et Dirk Desnoeck d’ajouter: “Dans l’industrie, on réalise de plus en plus que l’empreinte CO2 sera utilisée de manière croissante comme ‘bâton fiscal’, en analogie avec la taxation pour les voitures de société.“ Yves Devis conclut: “L’industrie des PV est jeune, aussi est-il difficile d’évaluer quelles attentes peuvent être caressées aujourd’hui. Mais ce qui est certain, c’est qu’il s’agit d’un marché en pleine croissance, qui va le rester encore de nombreuses années. J’ai dit un jour qu’il y en aurait encore pour plus de cent ans de travail, et je n’ai pas changé d’avis. Car le monde entier a besoin d’énergie et le soleil brille partout…“

“Droit de superficie” ou investissement propre?

Geert Lenoir Quant à la question de savoir comment le rapport “droit de superficie“ / investissement propre va évoluer, les avis divergent. Tout le monde suppose que les deux formules vont se côtoyer. Mais l’un pense que la location de toits va encore augmenter, tandis que l’autre soutient précisément le contraire. Jurgen Van Damme: “Notre chiffre d’affaires est composé actuellement à 85 % de projets de location. Nous nous attendons néanmoins à ce que de plus en plus d’entreprises optent pour la formule de l’investissement propre. Mais d’un autre côté, tout le monde ne dispose pas du cashflow nécessaire pour investir dans un projet PV - qui est quand même onéreux. Par ailleurs, il faut aussi des connaissances spécifiques et de la main-d’œuvre. Et il y a beaucoup d’entreprises qui préfèrent s’axer sur leur core business. C’est pourquoi selon nous, “le droit de superficie“ restera la formule principale.“ Mais Geert Lenoir ajoute: “Nous remarquons que le ‘droit de superficie’ a donné une énorme impulsion au marché des PV: les panneaux solaires ne sont plus de la science-fiction ou le dada d’écologistes. Voilà pourquoi l’intérêt pour et les connaissances relatives aux possibilités PV augmentent progressivement. Il en résulte cependant que davantage d’entreprises commencent sérieusement à se demander si elles ne devraient pas faire elles-mêmes l’investissement. Car les revenus d’une telle installation ne sont pas négligeables. Il règne en outre dans les banques un climat favorable pour accorder des prêts pour de l’énergie verte, ce qui fait encore baisser le seuil pour investir soi-même dans des PV. Nous supposons donc qu’un nombre croissant d’entreprises vont prendre l’installation PV en gestion propre - ou dans une ‘formule partagée’.“ Jan Van der Henst enfin déclare que dans le monde B2B, on choisit pour l’instant plus souvent de louer le toit parce que les entreprises ne connaissent pas suffisamment la technologie PV. “Mais une fois qu’elles calculent bien le rapport coûts-efficacité, elles penchent généralement pour un investissement propre. Voilà pourquoi je suppose que la formule ‘droit de superficie’ devra à terme mettre les pouces. Mais il faudra encore de nombreuses années pour arriver à ce stade…“


Et quid des certificats verts?

Le fait que la valeur des certificats verts ait été adaptée à l’évolution des prix des panneaux solaires ne devrait pas, selon nos interlocuteurs, tout gâcher. Tous s’accordent à dire, en particulier en Flandre, que les autorités mènent une politique efficace en la matière. “La grande différence par rapport à beaucoup d’autres pays est que l’on travaille ici avec un système de soutien et non de subvention. Car l’argent que les producteurs d’électricité verte reçoivent pour leurs certificats provient des revenus issus de la vente de l’électricité. Il s’agit en réalité d’une valeur de vente garantie de l’électricité produite.“, précise Geert Lenoir. “Ce qui est important, c’est que la valeur des certificats verts a été calculée sur la base d’une estimation réelle de l’évolution du coût des installations PV. Les panneaux ont ainsi affiché une diminution de prix de 27 % l’an dernier, alors que les certificats n’ont baissé que de 22,3 %. Il est donc en réalité encore plus rentable cette année d’investir dans des panneaux solaires photovoltaïques! Voilà pourquoi la baisse de la valeur des certificats n’aura d’après nous aucun impact sur le succès et la croissance du marché PV.”, ajoute Jan Van Der Henst. Et Yves Devis d’enfoncer le clou: “ Le fait que les autorités aient créé un cadre ferme, qui offre aux investisseurs la sécurité par rapport à la rentabilité d’un projet PV, est d’après moi le principal aspect stratégique pour garantir l’avenir de ce marché. Car grâce à cette mesure, les banques sont très favorables à l’octroi d’un crédit pour des installations solaires, ce qui conduira à ce que davantage d’entreprises entreprennent la démarche de faire cet investissement.“ Chez Solar Technics, on tempère aussi l’impact de la baisse des CV: “Nous observons bien une certaine retenue pour lancer des projets PV mais ce phénomène n’a rien à voir avec la baisse de valeur des certificats; il est plutôt lié au fait que beaucoup de personnes s’attendent à ce que le prix des installations continue à diminuer. Je crains quand même que la limite minimale en termes de coûts ait tout doucement été atteinte pour cette année. 2010 est en fait l’année idéale pour investir dans des PV: vous bénéficiez des tarifs les moins chers et d’une valeur encore relativement élevée des certificats verts. Et ces chiffres concrets vont précisément booster les projets B2B. Car les entreprises établissent maintenant de manière objective un bilan des économies réelles, tandis que les particuliers auront plutôt tendance à réagir émotionnellement à la réduction des certificats verts.”, précise Dirk Desnoeck.

Que nous réserve l’avenir?

Les panneaux photovoltaïques n’en seraient ainsi qu’au début de leur marche triomphale. Ce succès ne ressort pas uniquement de la demande croissante que reçoivent les développeurs. La de surface disponible pour des installations PV en dit long également à cet égard. “En Flandre par exemple, on estime qu’à peine 5 % de l’espace potentiel est couvert de panneaux. Les projets ‘groundbased’ en particulier doivent en réalité encore véritablement émerger. Il est ainsi parfaitement possible d’installer des panneaux solaires sur des sites d’éoliennes, des décharges et - surtout - des terrains assainis car ces derniers ne permettent pas d’ancrage et sont donc inadaptés pour l’installation d’éoliennes. Et c’est sans parler des possibilités supplémentaires offertes par des installations ‘Building Integrated PV’. Cette technologie PV qui est intégrée dans des composants de construction comme des châssis, des volets, des carports, …, peut faire grossir la capacité disponible potentielle d’énergie solaire d’encore 50%.“, précide Jan Van der Henst. Et en effet, la technologie PV ne stagne pas. De nouveaux produits, de nouvelles applications, des rendements sans cesse plus importants, … se succèdent à un rythme effréné. Mais cette évolution signifie que les installateurs/fournisseurs doivent rassembler de plus en plus de connaissances pour trouver la meilleure solution pour chaque client. Conséquence: le marché de l’offre (belge mais aussi international) va se concentrer entre les mains de quelques grands acteurs. “A mesure que les entreprises vont acquérir davantage de connaissances sur les installations PV, on va de plus en plus réaliser que l’investissement dans des panneaux solaires n’est rentable que s’ils sont fabriqués par une partie solvable. Car même si le délai de récupération n’est en moyenne que de huit à dix ans, le grand bénéfice se situe bien sûr dans les recettes qui sont générées par après. Quand on sait que chaque constructeur sérieux de panneaux solaires offre une longévité de 20 ans, vous n’obtiendrez un rendement optimal que si votre installation est entretenue correctement pendant ces deux décennies, si elle peut être surveillée par connexion internet et si nécessaire réparée. Bon nombre de petits installateurs aimeraient donc bien aujourd’hui grignoter quelques parts de ce marché florissant. Mais la question est de savoir s’ils seront encore là dans dix, quinze et 20 ans. Car cela est et reste un secteur à forte intensité de capital. Par ailleurs, les dossiers deviennent tellement complexes que les petits installateurs ne sont plus de taille à s’en occuper: une raison de plus pour laquelle ils sont condamnés à disparaître.“, affirme Jan Van der Henst. Dirk Desnoeck va même encore un cran plus loin et déclare que les quelques installateurs qui vont rester se concentreront à terme sur leur propre niche. “Il y a par exemple une énorme différence entre un projet de panneaux solaires sur le toit d’une maison et une méga installation de quelque 100 MWp. Ce sont des domaines qui exigent chacun une expertise spécifique. Il en va de même pour les technologies: les panneaux monocristallins ou polycristallins traditionnels demandent une approche d’installation totalement différente des solutions ‘thin film’. Même la manière de travailler pour des projets ‘roof’ et ‘landbased’ diffère fortement. Il nous paraît donc évident que chacun va se spécialiser dans le domaine pour lequel il a le plus d’expertise. Parallèlement, nous nous attendons à ce que certains acteurs proposent les PV dans le cadre d’une panoplie complète de systèmes de production d’énergie verte. Solar Technics est ainsi déjà la branche PV de Fabricom et nous remarquons que d’autres installateurs de panneaux solaires explorent aussi doucement le potentiel d’éoliennes, de la cogénération, …. Et il s’agit en fait d’une évolution normale car les PV ne conviennent pas à chaque type d’activité. Qu’est-ce qu’une boulangerie industrielle, qui travaille essentiellement la nuit, doit par exemple faire de cette solution? La connaissance de l’énergie verte est malheureusement encore assez limitée: nous ne remarquons que trop souvent que les entreprises investissent dans des installations PV car elles veulent faire ‘quelque chose’ d’écologique … Enfin, nous sommes convaincus qu’un nouveau type d’acteur va apparaître sur le marché des PV: celui qui sait conjuguer l’énergie solaire photovoltaïque avec l’optimisation de la consommation. Car peu d’installations PV sont capables fournir toute la consommation d’électricité de l’utilisateur. L’installation de panneaux solaires n’est en réalité qu’un début. Il faut ensuite contrôler comment l’utilisateur peut ‘rationnaliser’ sa consommation pour devoir acheter en plus le minimum d’énergie possible. Et nous ne parlons pas ici que d’économies, mais aussi de l’adaptation du processus de production, par exemple par le lancement de certaines machines à un moment où beaucoup d’énergie solaire est générée, par la répartition des pics de consommation,…“ Bref, d’installateurs/développeurs, les acteurs du marché vont se muer en opérateurs renouvelables au service du client.


Et quid de l’étranger?

Comme l’a déjà prouvé Enfinity, un bel avenir est promis aux acteurs belges à l’étranger. Avec les contrats récemment décrochés en Chine (10 MWp), au Canada (33,6MWp), en France (18 MWp) et en Inde (1 GWp), cette entreprise flamande créé voici à peine 5 ans fait partie du top cinq dans son secteur en Europe et du top dix dans le monde. Mais tous nos interlocuteurs s’accordent à dire que la voie vers l’étranger est également ouverte pour d’autres acteurs belges. “Malgré le fait que notre pays ait débuté relativement tard avec les PV, les grands installateurs disposent entre-temps de pas mal d’expertise. Le niveau de nos ingénieurs en particulier semble extrêmement élevé, et les investisseurs étrangers en énergie verte ne le savent que trop bien. Voilà pourquoi les acteurs belges sont également en mesure de remporter des contrats internationaux“, juge Geert Lenoir. Ce que confirme Jurgen Van Damme: “En réalité, tout le monde peut jouer dans la cour des grands. Il s’agit simplement de bien préparer votre extension à l’étranger. Nous avons ainsi toujours choisi d’apprendre à connaître le marché à un stade très précoce - par exemple avant même qu’il ne soit question de subsides: pour trouver des partenaires locaux, vérifier le potentiel, surveiller la réglementation, chercher de bons sites, connaître le système bancaire,… C’est pourquoi nous pouvons entrer immédiatement en action au moment où une politique pro PV est lancée. Et une fois que vous obtenez quelques grands projets au niveau international, le reste suit automatiquement. Vous pouvez en effet alors montrer que vous êtes effectivement capable de réaliser des installations plus grandes et vous acquérez une notoriété internationale: c’est ainsi que notre premier contrat 10 MWp en Chine a fait en sorte que nous avons aussi très vite pris pied en Inde.“

Les PV sont-ils l’avenir de l’électricité verte?

Malgré la rapide croissance du marché des PV et les perspectives réjouissantes, la part sur solaire photovoltaïque dans la production totale d’électricité verte en Belgique va diminuer. Aujourd’hui, 26% de la puissance d’installations d’électricité verte en Flandre (1,12 GW) est générée par le solaire PV. “Nous nous attendons à ce que la production PV continue à croître de la même façon que les autres sources d’électricité verte. Mais comme l’énergie éolienne et la cogénération génèrent bien plus de puissance de production par surface d’installation, il est normal que l’énergie solaire représentera à terme une part nettement plus faible de la capacité totale de l’électricité verte. Ce n’est néanmoins pas une raison pour ne pas continuer à investir dans le solaire PV, car au final cette technique est la solution la moins chère et la plus facile pour produire de l’électricité verte…“, conclut Geert Lenoir.

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